Programme TMRJazz

18 – 20 juin 2021

1 concert

CHF 30.-

Pass une journée

(2 concerts de la même journée)
CHF 50.-

Pass trois jours

 (6 concerts)
CHF 120.-

Vendredi 18 juin

19h00

Interprètes:
Chant: Fanny Leeb
Guitare: Keni Arifi
Lecture: Khany Hamdaoui

Ella Fitzgerald

Figure incontournable du jazz, Ella Fitzgerald reste un modèle et une référence pour un grand nombre d’interprètes aujourd’hui encore. C’est le cas pour Fanny Leeb.

Sur la scène du TMR, Fanny Leeb sera accompagnée par son guitariste et complice de longue date Keni Arifi. Grâce à sa voix chaude, profonde et puissante, l’artiste montreusienne redonnera vie aux incontournables mais aussi à des pièces moins connues de la chanteuse mythique. Ce concert apportera bien plus qu’un simple moment de musique : il permettra au public, par la lecture d’extraits biographiques, de (re)découvrir la vie de cette Diva au parcours incroyable.

Ella Fitzgerald rêvait-elle de musique enfant déjà ? Saviez-vous qu’elle a également un parcours d’actrice et que sa voix recèle des trésors ? Comment cette star du 20e siècle a-t-elle vécu son statut d’icône dans une Amérique intolérante et ségrégationniste ?

Ce sont autant de moments de sa vie, jalonnés par le Jazz et les mélodies inoubliables, que nous vous proposons en ouverture du TMRJazz 2021.

Vendredi 18 juin

21h00

Interprètes:
Voix: Caroline Frossard
Voix et alto: Cécile Messyasz
Guitare et voix: Emmanuel Donzella
Guitare et voix: et Julien Doumenjou
Clavier: Guillaume Naud
Flûte traversière, saxophone et voix: François Raison

Hommage à Antonio Carlos Jobim

Antonio Carlos Jobim est un chanteur, pianiste, flûtiste, compositeur et auteur brésilien. Il fut l’un des inventeurs de la Bossa Nova avec Joao Gilberto, Vinicius de Moraes, Luiz Bonfa, entre autres. Il a su allier musique populaire, danse et poésie à la musique plus « savante ». Dans l’encyclopédie « All About Jazz », on le compare à Gershwin, tant son influence de compositeur fut importante.

La bossa de Jobim n’est jamais très éloignée du jazz, que ce soit dans sa forme, avec la structure des morceaux, l’improvisation ou dans la formation des orchestres.

L’hommage à Jobim se propose de faire entendre ses chansons en français, en les disant ou en les chantant, tout en mêlant les paroles chantées des versions française et brésilienne.
Ainsi cet hommage, dont les textes et musique seront interprétés par de talentueux artistes, permettra que la musique de Jobim soit offerte en même temps que la beauté de sa poésie à l’auditoire francophone. Pour que l’on mesure dans la joie de l’art combien les cultures sont complémentaires et universelles.

Samedi 19 juin

19h00

Interprètes:
Lecture: Caroline Victoria
Chant: Cécile Messyasz
Piano: Emmanuel Donzella
Saxophone: François Raison

Beat Generation et Jazz West Coast

Le jazz a ses racines dans la souffrance et l’espérance, quelles que soient leurs couleurs.

L’une de ses branches s’est développée du côté Ouest des États-Unis, sur le Pacifique. Ce mouvement a pris forme au tout début des années 50 et a duré environ dix ans.

Au cours de la même décennie, les USA ont vu éclore un nouveau mouvement littéraire : la Beat Generation (Sur la Route, de Kerouac entre autres) proche du jazz, culturellement et dans la forme de leurs créations.

Musiciens de la West Coast et poètes de la Beat Generation étaient ressemblants : jeunes, tourmentés, expérimentant l’art et les paradis artificiels, pour certains jusqu’à la destruction. Leurs œuvres vibrent cependant de sensibilité et rayonnent de lumière, oscillant entre souffrance et espérance.

Les poèmes et extraits de romans de cette génération fondamentale des auteurs du 20e siècle seront lus par une comédienne. Une chanteuse, un pianiste et un saxophoniste, interpréteront les standards de jazz de la côte Ouest des années 50, reprenant des thèmes de Gerry Mulligan, Bill Evans, Chet Baker…

Qui sait, peut-être que, soixante ans après, en une terre éloignée de celle de leurs naissances, ces magnifiques mouvements artistiques feront à nouveau sens dans le cœur, l’esprit et l’âme du public.

Samedi 19 juin

21h00

Interprètes:
Guitare et voix: Emmanuel Donzella
Guitare et voix: Julien Doumenjou
Flûte traversière, clarinette et voix: François Raison

Hommage à Brassens

Brassens n’aimait pas les chauvins. Cependant, il nous rend tout de même fier d’être de la même langue que lui.

Brassens est partout : dans la bouche des écoliers qui apprennent ses chansons ou des plus anciens, chez les gens « contre », chez tous ceux qui sont tolérants, dans toutes les nations (chaque pays a sa version de Brassens) et chez tous les musiciens, classiques, rock, pop, et bien sûr… jazz.

C’est lui-même qui le dit : « La musique que je préfère, c’est la musique de jazz ». Et on la retrouve dans le fondement de toutes ses chansons, mêlée à d’autres rythmes de la musique occidentale, mais toujours tapie, parfois plus présente dans le rythme ou les accompagnements. C’est pour cette raison qu’il est si simple de « prendre » une chanson de Brassens et de l’emporter vers le jazz. D’ailleurs le monde musical ne s’en est pas privé.

Emmanuel Donzella et François Raison ont les mêmes amours : Brassens, le jazz, sans oublier la bossa. Ils feront également entendre combien cette musique brésilienne se marie avec joie au rythme et au verbe de Brassens.

Et puis ils chanteront à deux, en copains, parce que c’est la meilleure façon de rendre hommage au poète : à l’unisson et en harmonies.

Dimanche 20 juin

17h00

Interprètes:
Piano: Guillaume Naud
Voix: François Raison

Jean Villard Gilles, années parisiennes

On ne présente plus Jean Villard Gilles, d’autant plus qu’il y a tant à dire… Mais ce que l’on sait peut-être moins c’est que de grands noms de la musique francophone ont fait leurs premiers pas grâce à lui ou ont donné naissance à des pièces incontournables de la chanson en suivant son exemple, simple et généreux, de décrire avec amour son pays de Vaud.

Dans son cabaret parisien « Chez Gilles » ouvert fin des années 40, nombres d’artistes et d’intellectuels de l’époque se pressaient pour voir le spectacle, tant la qualité de la programmation faite par Gilles était sans appel. Son rôle de trait d’union entre la Suisse et la France ne fait que se renforcer dans les années 50 avec l’ouverture à Lausanne d’un second « Chez Gilles », ce qui lui permet de programmer à Paris de jeunes talents romands et à des artistes parisiens de se produire à Lausanne.

Brel, Brassens et d’autres encore font partie des années parisiennes de Gilles. C’est par le biais de ces artistes et bien entendu de chansons et airs inoubliables de Jean Villard que nous souhaitons lui rendre hommage. Pas facile de se lancer dans l’interprétation de ces mélodies chères à nos oreilles sans risquer la critique. C’est avec générosité, un peu d’inconscience aussi, mais un talent et une personnalité qui aurait certainement séduit Gilles, que François Raison et Guillaume Naud se sont lancés dans ce défi : par l’entremise de chansons de Gilles et de celles de ces admirateurs chansonniers (Brassens et Brel, entre autres), faire revivre les années parisiennes de Jean Villard Gilles.

Dimanche 20 juin

20h00

Interprètes:
Chant et bla-bla: Pascal Schopfer
Piano et arrangement: Daniel Perrin
Batterie: Luigi Galati
Contrebasse: Gérald Perera
Guitare: Julien Revilloud

Autour de Nougaro

Un jazz de blanc qui suinte des murs de la ville rose. Une java qui ondule comme une pendule du Poitou. Lorsque les rythmes brésiliens sentent l’accent du sud et que la cuica couine dans le gras de canard, quand la vie se dit en cinq temps et que le swing rime à quelque chose, il n’y a aucun doute : c’est bien de Claude Nougaro qu’il s’agit.

Tout d’abord une rencontre, celle de musiciens rigolos, d’amis aux cœurs pleins.Une évidence tardive, un apprivoisement fructueux et une collaboration qui dure depuis plus de dix ans. Un équipage idéal pour voguer sur une partie des flots des chansons que Claude Nougaro a laissé à son départ pour les étoiles.Une pincée prise dans la voie lactée, la voix clarté qu’il nous a chanté.

Puis une envie, celle de Pascal Schopfer. Une envie naissante, grandissante, une envie qui devient un besoin. Le besoin de se révéler un peu, tout en se cachant derrière une grande figure. Un besoin de se presser contre un artiste poétisant, la plume en Iroquois, l’encre dans le carquois avec l’arc de ses mots tendu vers sa cible : le cœur.

L’envie de laisser couler en cascades du bonheur en rasades en choisissant des chansons qui le touchent, lui parlent, l’émeuvent. Des chansons qui le font vibrer, le font sourire, qui l’émoustillent. Une envie de mettre encore du feu dans son au-delà, depuis ici : redonner un peu de vie à Claude Nougaro !

« N’oublie jamais ceci : jouer du jazz, c’est comme raconter une histoire. Une fois la musique envolée et le morceau terminé, il ne doit rester que du bonheur… Sinon ça ne sert à rien. Strictement à rien ! »

Maxence Fermine